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Comprendre et accompagner le changement agraire dans les hautes terres du Laos
Responsable du programme : Jean-Christophe Castella.


UMR 220 Gouvernance, Risque, Environnement, Développement (GRED)
http://www.ird.fr/la-recherche/unites-de-recherche/220-gouvernance-risque-environnement-developpement

Pour un plus large impact des projets de recherche-développement sur les modes de vie des populations rurales et sur les politiques publiques

La transition agraire est l’un des processus à la source des changements socioéconomiques les plus importants intervenus au cours des derniers siècles, autant pour les pays du Nord où elle est pratiquement achevée que pour ceux du Sud où elle est en cours. L’Asie du Sud-Est illustre bien les profondes transformations sociétales associées à la notion de transition agraire. La transition agraire marque l’évolution du statut des territoires ruraux : d’un espace structuré par et organisé autour de la production agricole, à un espace d’interaction entre les multiples secteurs de la société où les acteurs ruraux ne sont plus exclusivement des agriculteurs. De nouvelles territorialités émergent sur la base des interactions renouvelées entre le rural et l’urbain, entre le local et le global. La compréhension des fondations de ces nouveaux territoires dans le cadre de la mondialisation constitue un vrai défi pour les communautés scientifiques.
Les régions forestières d’Asie du Sud-Est n’échappent pas au mouvement général d’intégration à l'économie de marché et aux réseaux commerciaux, de différenciation sociale et de mobilité des populations en relation avec les processus d'urbanisation et d'industrialisation. La diversification des sources de revenus s’observe au niveau régional, des villages et au sein même des ménages. Les revenus des ménages ne dépendent plus exclusivement de l’accès au foncier ou aux ressources naturelles. De manière croissante, les familles rurales dépendent de multiples opportunités d’emplois non agricoles, voire des revenus de la migration. La reproduction de la pauvreté en milieu rural apparaît ainsi de plus en plus déconnectée des ressources agricoles et forestières, ce qui présente des conséquences directes sur le choix de politiques efficaces de réduction de la pauvreté.

Face à ce constat, le programme Catch-Up analyse à différentes échelles de temps et d’espace les dynamiques agraires et environnementales dans les zones forestières d’Asie du Sud-Est. L’objectif est de comprendre les trajectoires locales de changement entre développement rural, dynamique des écosystèmes et conservation de l’environnement. Les pratiques de gestion des ressources naturelles sont au centre d’un dispositif de recherche qui associe les acteurs ruraux au processus d’acquisition des connaissances et explore avec eux différents scénarios à l’aide d’outils de simulation. Des plateformes de négociation entre groupes d’acteurs porteurs d’enjeux alimentent les débats sur les politiques environnementales et de développement à partir de connaissances empiriques issues de l’analyse des pratiques locales.



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 Les recherches pour le développement cherchent à promouvoir des pratiques durables de mise en valeur des milieux forestiers tels que les systèmes agroforestiers, les jachères améliorées et les autres alternatives à l’abattis - brûlis qui concourent à la préservation des forêts. Les innovations proposées doivent être adaptées aux conditions locales tout en restant compatibles avec les politiques nationales. Cependant, malgré la volonté exprimée par les projets de gestion des ressources naturelles de parvenir à une compréhension des dynamiques agraires et forestières à l’échelon régional, les travaux de recherche et leurs applications concrètes ne parviennent que très rarement à dépasser les échelles locales. Cette situation est liée principalement à à l’absence de cadre méthodologique et institutionnel favorable au développement d’activités prenant en compte simultanément plusieurs échelles d’analyse et d’intervention. Le programme Catch-Up vise au développement de telles démarches intégratives dans le contexte du Laos pour augmenter l’impact des projets de recherche-développement sur les modes de vie des populations rurales et sur les politiques publiques.

Durée du projet: août 2007/Juin 2012

Equipe mobilisée (noms des membres de GRED) :

Jean-Christophe CASTELLA (DR IRD)
Guillaume LESTRELIN (Post-doc IRD)
Jérémy BOURGOIN (Doctorant Université de Queensland)

Partenariat

Catch-Up Program
National Agriculture and Forestry Research Institute (NAFRI)
Policy Research Center, Nongviengkham Compound
Vientiane, Lao PDR.
Tel: 021 770105, Fax: 021 770047
Email: catchup.program@gmail.com

CIFOR  Center for International Forestry Research (Bogor, Indonesia)
http://www.cifor.cgiar.org/

Contact :
Dr. Linkham Douangsavanh
NAFRI : http://www.nafri.org.la/
Tel: 020 563 90 41
Email: linkham.d@nafri.org.la

Dr. Jean-Christophe Castella
IRD-CIFOR
Tel: 020 777 39 34
Email: j.castella@ird.fr


Intitulé du projet : I-REDD+
Impacts of Reducing Emissions from Deforestation and forest Degradation + enhancement of forest carbon stocks / Impact de la Réduction des Emissions liées à la Déforestation et Dégradation des forêts + augmentation des stocks de carbone forestiers

UMR 220 Gouvernance, Risque, Environnement, Développement (GRED)

http://www.ird.fr/la-recherche/unites-de-recherche/220-gouvernance-risque-environnement-developpement

L’un des résultats concrets de la 15eme Conférence des Parties de Copenhague a été la mise en place de mécanismes de réduction des émissions de gaz à effet de serre issus de la déforestation et de la dégradation des forêts et augmentation des stocks de carbone forestiers (REDD+). Cependant, les connaissances scientifiques sur ce mécanisme de paiement pour service environnemental sont très limitées, tout particulièrement en ce qui concerne l’évaluation et le suivi de son impact sur le climat, et les co-bénéfices attendus en terme de réduction de la pauvreté et préservation de la biodiversité. Le projet I-REDD+ va relever ce défis dans le cadre d’une démarche interdisciplinaire.

L’objectif général du projet I-REDD+ est de comprendre comment la mise en œuvre des mécanismes REDD+ peuvent 1) réduire les émissions de gaz à effet de serre et maintenir ou augmenter les stocks de carbone contenus dans la végétation et les sols ; 2) améliorer la qualité de vie des communautés locales ; 3) conserver la biodiversité et 4) fournir un cadre de suivi-évaluation et vérification du REDD+ intégrant les aspects importants de gouvernance de cette innovation socio-environnemental à de multiple échelles. De manière à compléter d’autres initiatives de recherche nous proposons de travailler dans les zones de montagne d’Asie du Sud-est, au cœur de Bornéo, Kalimantan, Indonésie et au nord du Laos et du Vietnam ainsi que dans la province du Yunnan au Sud-ouest de la Chine. Les changements rapides d’usage des terres, depuis des couverts forestiers et systèmes d’abattis-brûlis vers d’autres systèmes plus intensifs contribuent à une dégradation rapide des ressources forestières dans ces zones, augmentant l’impact potentiel des mécanismes REDD+ sur ces territoires. De plus, le REDD+ pourrait avoir un impact considérable sur les économies locales en raison des fortes densités de population de cette région.

Les partenaires du projet I-REDD+ sont des universités, organismes de recherche et ONG leaders dans leur domaine en Europe et en Asie du Sud-est. Le consortium porte tout particulièrement attention à la dissémination des résultats de recherche et à la formation de façon à influencer les politiques de mise en place du REDD+ aux niveaux locaux, nationaux et globaux.

Mots clés (5) : changement climatique, déforestation évitée, paiements pour services environnementaux, innovation socio-environnementale, gouvernance des ressources.

Site internet : www.i-redd.eu

Responsable au sein de GRED :
Jean-Christophe CASTELLA

Dates début et fin des travaux :
Janvier 2011 – Décembre 2014

Equipe mobilisée (noms des membres de GRED) :
Jean-Christophe CASTELLA (DR IRD)
Guillaume LESTRELIN (Post-doc IRD)
Jérémy BOURGOIN (Post-doc IRD à partir de janvier 2012)

Partenaires :
Faculté de Foresterie, National University of Laos (NUoL), Vientiane, Laos
Center for Agricultural Research and Ecological Studies, Université de Hanoi, Hanoi, Vietnam
Kunming Institute of Botany, Chinese Academy of Sciences, Kunming, Chine
University of Copenhagen, Copenhague, Danemark
Humboldt-Universität, Berlin, Allemagne
University of East Anglia, School of International Development, Norwich, Royaume Uni
Universität Bern, Berne, Suisse
Centre for International Forestry Research (CIFOR), Bogor, Indonésie
International Centre for Research in Agroforestry (World Agroforestry Centre), Bogor, Indonésie

Financeurs :
Commission Européenne – 7e Programme Cadre Recherche et Développement (PCRD)
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